Le planning de ces dernières semaines ne m’a pas épargné, et vous non plus apparemment, j’ai cru comprendre qu’il avait été difficile de me suivre dans mes déplacements aux quatre coins de l’Europe.

Italie, France, Pays-Bas, Belgique, Pays-Bas de nouveau, France, Allemagne puis Angleterre : même ma maman m’a demandé de lui faire un planning pour y voir plus clair. Il faut dire que le manque de temps pour venir ici et tout vous raconter n’a rien arrangé : un sacré désordre s’est installé, que je vais tâcher de démêler !

Faisons donc abstraction du silence qui s’est installé sur ce blog depuis la mi-mai : je reviens aujourd’hui pour une petite mise à jour.

Nous avons quitté l’Italie il y a presque 4 mois maintenant, peu de temps après mon dernier article : Baignade improvisée dans le Lac de Côme. Par « nous », rappelez-vous, j’entends la bande de 10 étudiants-ingénieurs de l’ISAE-Supaero parmi 39, partis travailler sur un projet spatial européen supervisé par 3 Universités et l’Agence Spatiale Européenne. Plus d’informations sur le projet sont disponibles ici et ici.

D’autres destinations italiennes sont d’ailleurs en préparation pour ce blog et ne sauraient tarder : Milan, Venise et Vérone, que nous avons visité début mai. J’ai aussi prévu de vous écrire quelques ressentis sur Turin, où nous avons vécu pendant presque 2 mois.

Après l’Italie, nous sommes donc rentrés dans le Sud de la France fin mai. Ravie de retrouver mon appartement et mes affaires, mon frère, mes autres copains de l’ISAE-Supaero et de l’INSA. Et puis surtout de renouer avec la douce vie toulousaine.

Deux voyages aux Pays-Bas dans le cadre du projet ont commencé à se dessiner peu après notre arrivée : l’un pour aller rencontrer des experts de l’Agence Spatiale Européenne du 15 au 22 juin avec pour objectif de recevoir de précieux conseils pour faire avancer notre conception, l’autre pour présenter nos résultats du 2 au 5 juillet lors d’une conférence.

Entre temps, je reçois deux bonnes nouvelles qui ne concernent pas le projet : ma candidature a été acceptée pour participer à deux workshops (par « workshop » comprenez une semaine de cours et de projet en groupe pour approfondir un sujet en particulier). Le premier était organisé par l’Agence Spatiale Européenne, en Belgique cette fois-ci, du 25 au 29 juin, avec pour thème les recherches scientifiques à différents niveaux de gravité. Le deuxième était organisé par l’Université de Stuttgart, en Allemagne, du 22 au 28 juillet, avec pour objectif de concevoir une station spatiale.

Il y a donc eu une période assez mouvementée, à partir de mi-juin (Pays-Bas, Belgique & Pays-Bas de nouveau, en repassant chaque fois par la France), qui m’a obligé à passer beaucoup de temps dans des avions (et autres moyens de transport) lorsque je ne travaillais pas. D’ailleurs, autant pendant la première semaine aux Pays-Bas nous avions trouvé un peu de temps pour visiter la jolie Amsterdam, qui arrivera elle aussi sur le blog avant la fin de l’année, autant ne vous attendez pas à voir des articles sur la Belgique et l’Allemagne : je n’ai tout simplement pas eu le temps de visiter quoi que ce soit là-bas !

Fin juillet, il a donc fallu de nouveau déménager et faire ses aurevoirs à Toulouse. Comme pour chaque déménagement, il s’est fait dans la précipitation (1/2 journée pour faire tous mes cartons et rapatrier toutes mes affaires chez mon frère, avec l’aide de Victoria et de Corentin : qui dit mieux ?).

Depuis début août, c’est donc en plein milieu de l’Angleterre, à Leicester (à 2h de route vers le Nord de Londres), que j’ai retrouvé un peu de calme. Nous avons emménagé avec Corentin, David et Antoine, dans une collocation avec 4 chambres, 1 salle de bain et une cuisine communes, à une vingtaine de minutes à pieds de l’Université, là où nous travaillons sur le projet pendant la semaine. Le week-end, on en profite pour se reposer, se détendre et visiter.

Parmi les jolies découvertes, nous sommes partis rejoindre les parents de Corentin à Bicester, près d’Oxford, il y a deux semaines pour un week-end prolongé. Sa maman étant une grande amatrice de parcs et jardins, nous avons passé beaucoup de temps à arpenter les jolis domaines du coin. Parmi eux, Stowe Garden et Blenheim Palace, ci-dessous.

Avec Corentin, on a tout de suite ressenti le plaisir de s’éloigner de la ville pour prendre un grand bol d’air frais et de nature. Une vraie coupure bien méritée, passée à se balader dans les allées, visiter les châteaux, et se poser dans l’herbe verte pour lire un livre, pique-niquer et discuter, après le marathon des dernières semaines.

Impossible de séjourner à Bicester sans faire un crochet par Oxford. Au programme : visite du Magdalen College, qui fait partie de la prestigieuse Université d’Oxford. Nous avons ensuite pris nos billets pour l’incontournable Bibliothèque Bodléienne (dans laquelle il était malheureusement interdit de prendre des photos), le paradis des livres, qui a servi de décors à la saga Harry Potter.

De mon côté, pendant nos « quartiers libres », je me suis perdue dans les rayons gigantesques des librairies : il y a une véritable culture du savoir à Oxford, que j’ai beaucoup aimé retrouver. Difficile de ne pas résister à la tentation de vouloir ressortir des magasins avec l’intégralité des livres sous le bras d’ailleurs.

Après 4 jours de week-end prolongé, aux faux airs de vacances, nous avons repris la route tous les 2 pour Leicester.

Le projet sur lequel nous travaillons touche bientôt à sa fin. Juste après la présentation finale fin septembre, je rentre en France pour ma remise de diplôme à l’ISAE-Supaero, avant de filer une semaine début octobre à Bremen, en Allemagne, pour présenter différents projets à l’International Astronautical Congress, le plus gros congrès d’aérospatial du monde.

Il sera temps ensuite d’entamer la dernière ligne droite de mes études, pour valider mon Mastère Spécialisé : un stage de 6 mois au CNES, l’Agence Spatiale Française, de Toulouse, à partir de mi-octobre/début novembre, où je vais développer une expérience pour tester la déploiement de nanosatellites en conditions de microgravité avec, si tout va bien, un vol en Zero G prévu mi-avril 2019.

J’espère que ce petit saut dans le temps vous aura permis d’y voir un petit peu plus clair sur mes aventures passées et à venir. Je vous souhaite dans tous les cas à tous une excellente rentrée, et je vous dis à très bientôt sur ce blog !