Il y a deux semaines tout juste, nous avons posé nos valises le temps du week-end prolongé de Thanksgiving dans la capitale canadienne : Ottawa. Tous les éléments étaient réunis pour parfaire le coup de coeur ; l’été indien s’est étiré longuement jusqu’au lundi nous permettant de profiter des rayons du soleil et de températures dépassant les vingt degrés, les couleurs de l’automne s’étaient installées dans les nombreux parcs de la ville, et nos visites ont naturellement été ponctuées de fous rires et de la bonne humeur habituelle régnant dans notre petit groupe d’amis.

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Samedi, après avoir flâné longuement dans le Major’s Hill Park, s’attardant pour capturer les écureuils et les couleurs flashy des arbres, et rejoint des amis allemands près du Canal Rideau – le fameux canal où il est possible de faire du patin à glace en hiver – pour prendre un bon repas italien au Vittoria Trattoria, nous avons pris la direction de l’incontournable ottavien ; the Parliament. Des tickets gratuits pour une visite guidée d’une heure et demie sont distribués chaque jour dans le bâtiment situé de l’autre côté de la rue, mais en début d’après-midi, tous les créneaux étaient déjà complets ; tant pis, il suffira de modifier légèrement le programme et de remettre la visite au lundi.

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Curieux malgré tout d’en apprendre un peu plus sur l’Histoire du Canada, nous avons longé la rue Wellington vers le Sud-Ouest de la ville pour rejoindre le Canadian War Museum, après avoir fait nos aurevoirs aux allemands. Nous nous sommes surtout attardés consciencieusement sur toute la première partie du musée, celle traitant de la Colonisation du Canada, une période de l’Histoire que nous avons eu l’occasion de ne traiter que sommairement au collège et au lycée – contrairement aux Première et Seconde Guerres Mondiales -. & Nous nous sommes assez rapidement aperçus que le musée est si grand, qu’il faudrait de toute façon y revenir plusieurs fois pour profiter pleinement des nombreux supports d’informations. En fin d’après-midi, alors que nous n’étions qu’à un tiers de la visite, nous avons même été mis à la porte par les vigiles du musée, parce que le bâtiment fermait ses portes.

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Ce n’est un secret pour personne, l’automne est désormais bien installé au Canada, et particulièrement sur les étales des marchés. Ici, au ByWard Market, les légumes qui font la particularité de cette si jolie et agréable saison ont pris place entre deux stands de citrouilles, Halloween approchant à grands pas.

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Le soleil se couche finalement sur la ville pendant que nous reprenons la voiture pour faire quelques courses avant de partir découvrir notre logement ces deux prochaines nuits, dans la petite ville résidentielle et calme d’Aylmer. Une petite soirée dans une brasserie, à goûter différents cidres et grignoter un morceau, puis nous filons tous rejoindre les bras de Morphée.

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On saute la journée randonnée du dimanche, qui fera de toute façon l’objet d’un autre article, pour laisser le soleil se lever sur Ottawa lundi matin. Après avoir pris notre mal en patience pour obtenir les fameux tickets de la visite du Parlement prévue en milieu d’après-midi, nous avons continué notre exploration en laissant nos pas nous guider jusqu’à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame, un petit trésor que nous avons pris le temps de découvrir. Il y avait quelque chose de magique et de transcendant dans cet endroit, quelque chose qui ne s’explique pas, qui m’a quelque peu bouleversé. L’espace d’un moment, je n’étais plus au Canada, je n’étais plus à Ottawa et je ne saurais dire avec exactitude combien de temps cet instant a duré. J’ai serré mon sac à main très fort contre ma poitrine, avec cette photo si précieuse, l’une des dernières, cachée dans l’une des poches, qui ne me quitte pas depuis quelques mois, quelque soit l’endroit où je suis. Je me suis souvenue, j’ai pensé à toi. Je suis restée un moment, là, debout face au cierge que j’ai allumé, face aux immenses dorures des statues. J’ai laissé les autres regagner la sortie, et je me suis assise de longues minutes en guettant de loin cette petite lumière qui allait continuer de scintiller les prochaines heures, quelque part au Canada, pour toi, & pour eux aussi. Le temps n’efface pas les blessures, il les apaise car la vie doit continuer, quels que soient les drames. Mais on oublie pas, & je pense très souvent à toi ♥

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Difficile retour à la réalité, il me faudra un petit instant pour retrouver ma place au sein du groupe. Les minutes filent, & nous décidons de traverser la Rivière des Outaouais par le très bruyant Alexandra Bridge pour prendre notre repas au Parc Jacques Cartier et admirer Ottawa depuis le côté Québécois.

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Il est finalement temps pour nous de passer les différents contrôles de sécurité, dignes des plus grands aéroports, pour pénétrer dans l’organe législatif du Canada : le Parlement, celui-là même qui avait fait l’objet d’une fusillade l’an dernier à la même époque, expliquant donc le renforcement des mesures de sécurité pour y entrer. Visite du Sénat, de la Bibliothèque & de la Chambre des Communes, sur fond d’explications politiques très bien menées par le guide ; on ne regrette pas le déplacement. Une dernière halte au sommet de la Tour de la Paix pour prendre des images d’Ottawa à 92 mètres de hauteur, avant de boucler la visite par la Chapelle du Souvenir, hommage aux milliers de canadiens ayant perdu la vie durant les deux Guerres Mondiales.

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Une dernière queue de castor avant de reprendre la voiture pour un retour sur Montréal lundi en fin d’après-midi. Cette spécialité de pâte frite pourrait – quasiment – résumer à elle-seule notre week-end. J’ai replongé la tête la première dans les mauvaises habitudes prises en vacances à Saint-Malo, en Bretagne, avec mes parents : celle de choisir un dessert et d’y goûter toutes les déclinaisons possibles – à Saint-Malo, c’était évident le kouign amann, et, sans exagérer, nous avons passé en revue quasiment toutes les pâtisseries de la ville pour effectuer notre célèbre classement -. J’ai joué la petite fille capricieuse en quémandant ma queue de castor à peu près toutes les dix minutes, et les garçons s’en sont servi comme la carotte au bout du bâton pour me faire faire n’importe quoi. Heureusement pour ma ligne – et pour la santé mentale du groupe, exaspéré que je n’ai que ce mot-là à la bouche -, nous n’étions que deux jours à Ottawa même, ce qui impliquait de ne pouvoir déguster que deux parfums (un par jour, si vous suivez bien). J’ai opté pour la Triple Trip le samedi (nutella, beurre d’arachide et M&Ms) et l’Avalanche le lundi (glaçage au cream cheese, skor et sirop d’érable), en attendant de retrouver un BeaverTails à Montréal pour continuer à explorer le large choix de garniture.

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