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Le roadtrip commence dimanche, aux premières heures du matin. Le réveil sonne plusieurs fois, nous indiquant qu’il est temps de nous lever, de finir de préparer nos affaires et de partir récupérer la voiture à l’agence de location près de l’Université de Laval. Nous prenons le bus pour nous y rendre et terminons le trajet à pieds – croisant écureuils et marmottes -.

Une fois la clef insérée, le moteur démarré et après avoir effectué quelques réglages de conduite – ici, la majorité des voitures sont automatiques – nous mettons le cap vers le Nord, avec comme point de chute la Baie de Sainte-Catherine, juste en face de Tadoussac que nous devons atteindre sur les coups de 16h00, notre excursion en zodiac pour tenter d’apercevoir les baleines étant à 17h00.

Les paysages n’ont rien à voir avec les lignes droites et plates – monotones – du trajet Montréal-Québec, effectué deux jours auparavant. Ici, des forêts à perte de vue, des lacs bordant les routes et au loin, les montagnes pointent le bout de leurs nez.

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PARC NATIONAL DES HAUTES-GORGES-DE-LA-RIVIERE-MALBAIE

Comme nous avions un peu de temps devant nous, nous avions prévu de nous arrêter déjeuner quelque part en chemin, quitte à faire un petit détour. La veille, après un tour rapide sur Google Maps, notre choix se porte sur le Parc National des Hautes-Gorges.

Nous nous arrêtons donc sur le parking à l’entrée du Parc et pour 8$, nous prenons le bus pour rejoindre le point de départ des différents sentiers de randonnée – trajet que l’on aurait pu faire à pieds, mais nous sommes quand même un peu pressées par le temps et ne sommes pas équipées pour -.

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Le décor est digne de jolies cartes postales ; le cliché-même que nous, les français, avons tous en tête lorsqu’on nous évoque les grands espaces et parcs canadiens. Cette rivière bleue cernée par ces deux flancs de montagne, ce petit pont de bois pour rejoindre l’autre côté du cours d’eau, un ciel dégagé, les rochers, les pins…

Après un rapide grignotage de sandwich non loin du bord de l’eau, nous décidons de prendre un peu de hauteur pour immortaliser l’endroit et empruntons les petits chemins dans la montagne, croisant au passage quelques randonneurs aguerris.

À ce moment précis, j’aurais donné vraiment beaucoup pour avoir un petit peu plus de temps devant moi et pouvoir m’aventurer, appareil photo autour du cou et chaussures de randonnée aux pieds, sur ces petits sentiers typiquement canadiens. C’est en partie ce que je suis venue chercher ici, au Québec, et j’espère avoir l’occasion de me frotter plus longtemps à cette nature immense et préservée.

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Il est déjà l’heure de faire demi-tour, de retrouver la voiture et de regagner la route principale pour ne pas être en retard. Les paysages se succèdent, et derrière la vitre, j’ose à peine détacher mon regard du paysage, de peur de ne pas engorger assez de souvenirs. C’est si beau…

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Une petite heure avant d’arriver sur notre lieu de rendez-vous, nous apercevons un jeune couple d’auto-stoppeurs sur le bord de la route et décidons de les prendre avec nous pour le reste du trajet. Ils souhaitent rejoindre Tadoussac, comme nous, pour aller randonner et camper en pleine nature avec des amis. Nous discutons un petit peu, et puis voyons rapidement apparaître le Saint-Laurent, à perte de vue, le signe qu’il ne nous reste plus que quelques km avant d’arriver.

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LA BAIE DE SAINTE-CATHERINEDSC_1320

Nous arrivons finalement avec un peu d’avance, déposons nos auto-stoppeurs, qui nous remercie chaleureusement en nous offrant les 5$ du parking. Nous récupérons les pass – comptez 70$ pour 2h – pour la virée en mer, et prenons une petite pause sur les rochers en attendant l’heure du départ.

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EXCURSION EN ZODIAC

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Il est temps pour nous d’enfiler nos très jolis pantalons noirs et manteaux rouges, qui font d’ailleurs office de gilet de sauvetage, et de grimper à bord du zodiac. Quelques rappels des règles de sécurité et puis nous filons à toute vitesse, cheveux au vent, pour nous éloigner de la côte, là où nous avons le plus de chance d’apercevoir les baleines.

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Nous apercevons notre première baleine : un petit rorqual, quelques minutes à peine après notre embarquement ; il prend sa respiration deux à trois fois à la surface de l’eau puis plonge jusqu’à 5 minutes en apnée dans les profondeurs pour chasser sa nourriture, nous explique notre guide. L’ensemble du bateau a les yeux rivés sur l’horizon pour tenter de discerner au loin la nageoire dorsale, et pour immortaliser le moment en prenant quelques clichés.

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Notre chemin croise aussi celui de nombreux petits phoques, qui n’hésitent pas à venir s’aventurer tout près de notre bateau. Notez bien – parce que j’ai posé la question – que l’observation de ces mammifères marins ne s’effectuent pas à l’aide de radars pour détecter leur position, comme je le pensais avant de monter sur le bateau, en réalité il existe bien des radars sur le zodiac mais ceux-ci sont destinés à localiser les autres bateaux en cas de mauvais temps, ainsi que la profondeur des fonds marins. Pour approcher les baleines donc, un seul « outil » : la vision humaine. Evidemment, le travail est facilité lorsque le temps est dégagé offrant ainsi plus de chances pour repérer ces animaux mais quelque soit le temps, la température de l’eau, la pression atmosphérique ou tout autre paramètre météorologique : les baleines se nourrissent dans le fleuve toute l’année, à raison de 20 heures par jour ; il n’y a donc pas de moments favorables à leur observation.

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La très belle rencontre de la journée s’effectuera vers 18h00, alors que ça fait déjà une heure que nous sommes en mer. Suivis par plusieurs zodiacs, nous approchons l’endroit un peu agité du Saint-Laurent : celui où la rivière Saguenay se déverse dans le fleuve. L’endroit est y particulièrement propice à la chasse pour les baleines. Au loin, nous en apercevons une un peu joueuse, qui s’amuse à se tortiller avant de plonger. Il est impossible de prédire où celle-ci va réapparaître, chacun d’entre nous est à l’affût, et personnellement, je vis la scène magique les yeux collés derrière mon appareil photo, prête à déclencher au moindre mouvement hors de l’eau – d’ailleurs, nombreux sont les touristes pas très malins sur le bateau à confondre nageoire dorsale de baleine avec… une simple vague -.

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Après avoir observé cette imposante baleine faire une petite pirouette juste devant notre bateau, il faut déjà faire demi-tour pour rejoindre la terre ferme, la balade touche à sa fin. Nous avons des étoiles plein les yeux, et l’atmosphère un peu magique du moment est accentué par la jolie lumière de fin de journée.

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LE TRAVERSIER BAIE DE SAINTE-CATHERINE / TADOUSSACDSC_0067

La nuit commence à tomber : c’est déjà la fin d’une belle journée. Pour rejoindre la petite chambre que nous avons réservée, de l’autre côté du Saguenay, nous prenons le traversier au coucher du soleil. Nous y garons la voiture, et descendons le temps du trajet pour prendre une fois de plus quelques photographies.

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CHEZ MONSIEUR ALBANI, HEBERGEMENT À TADOUSSACDSC_0100

C’est de nuit que nous découvrons le logement très cosy et familial de Chez Monsieur Albani (les photos ont été prises le lendemain matin, au réveil), où Julie, la propriétaire nous accueille avec beaucoup de gentillesse : elle nous montre nos chambres, nous donne quelques idées de restaurants où manger le soir, d’endroits à visiter pour le lendemain matin.

Avant de nous coucher d’ailleurs, exténuées par notre journée, nous expédierons notre repas dans un petit restaurant aux portions plus que généreuses, à 5 minutes en voiture de la maison : Le Restaurant du Boisé.

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RETOUR À QUEBEC

Le lendemain, après avoir dormi une bonne partie de la matinée – fatigue & mauvais temps en partie responsables de notre sommeil prolongé – nous décidons de prendre un peu de temps près de la côte avant de nous remettre en route pour Québec, et de nous arrêter quand bon nous semble une fois sur le trajet pour prendre quelques photographies.

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Nous rigolons, dormons un peu aussi dans la voiture et puis lorsqu’enfin nous voyons Québec se rapprocher, le ciel se dégage et laisse apparaître un beau soleil.

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Le week-end est passé beaucoup trop vite à mon goût. Ces retrouvailles avec l’une de mes meilleures amies d’enfance, les nombreuses discussions sur tout & n’importe quoi, la découverte de la « Capitale Nationale » Québec, les nombreux fous rires, les playlists un peu douteuses à la radio nous obligeant à changer la fréquence assez souvent pendant le roadtrip, cette excursion en bateau pour voir ces baleines se nourrir tout près de nous, les paysages canadiens & toute cette nourriture locale ingurgitée en l’espace de quelques jours…

Ce trajet de retour à Québec marque la fin de 4 jours inoubliables : le lendemain, après un petit brunch dans un restaurant près du Vieux-Port, je récupère mes valises à l’appartement et reprend un covoiturage pour rentrer. Avant de nous quitter une promesse cependant : celle de s’organiser un week-end similaire, entre copines, près de Montréal cette fois-ci que Lucie ne connaît que très peu.