Exit l’Andalousie, que nous avions déjà eu l’occasion de visiter plusieurs fois avec nos parents, et Valence, que j’aurai de toute façon bien le temps de découvrir pendant le reste du semestre : pour ce premier voyage à l’étranger juste entre frère et soeur, nous avions follement envie de partir à la rencontre d’une nouvelle destination, avec une petite touche d’exotisme. Un rapide coup d’oeil à la carte pendant une de nos conversations téléphoniques aura suffi à nous mettre d’accord : ce sera Palma de Mallorca.

Palma de Mallorca, c’est à la fois la ville principale de l’île de Majorque et la capitale de la communauté autonome des Îles Baléares : un archipel de 5 îles et quelques îlots en Mer Mediterranée, à l’Est des côtes espagnoles, à quelques 300km de Valence. Palma nous semblait donc être le parfait compromis entre dépaysement et accessibilité : Arnaud prendrait l’avion depuis Toulouse tandis que je ferai le trajet en bateau depuis Valence. Restait ainsi qu’à booker l’appartement, nos moyens de transport respectifs et à se donner un point de rendez-vous au cœur de la ville, le samedi matin du week-end prolongé de la Toussaint, début novembre.

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Pour rejoindre Palma depuis Valence par la voie maritime, il faut compter 8h et 10h de trajet pour l’aller et le retour respectivement. C’était la première fois que je faisais une telle distance en bateau. Mon taux d’excitation était donc sensiblement du même ordre de grandeur que celui de mon appréhension : j’avais en tête les images de l’expérience ratée de ma première et dernière partie de pêche au large des côtes vendéennes, quelques mois auparavant. Mon estomac, traumatisé par les ballottements du chalutier au grès des vagues et par l’odeur du poisson fraîchement pêché. Je redoutais que l’expérience se réitère et que la traversée se transforme en cauchemar : c’est long 8h  sur un bateau lorsqu’on est malade.

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Je boucle donc mes valises vendredi après-midi, après une semaine bien chargée sportivement. Le marathon étant dans 3 semaines, je sens que j’ai besoin d’une vraie coupure pour recharger les batteries avant la dernière ligne droite. Je rêve de marcher ou de randonner, au lieu de courir. Je rêve d’une bonne paëlla et de toutes les autres spécialités gastronomiques espagnoles, après ces derniers jours et semaines d’une alimentation quasi exemplaire. Malgré tout, je décide de glisser la paire de running dans le sac, au cas où, et je prends la direction du port de Valence, à pieds, au moment du coucher du soleil. Le départ est prévu à 22h pour une arrivée sur l’île de Majorque à 6h.

De nuit, je longe les routes dangereuses menant au port et me fait la promesse de commander un uber ou un taxi pour le retour, prévu le mardi soir. Je passe la sécurité, prends un peu de temps pour trouver les bâtiments de la compagnie, valide mes tickets au guichet et attend patiemment mon heure de départ dans la salle d’embarquement avant de monter dans l’énorme bateau.

La sensation est étrange, la place que j’ai réservée en prenant mes billets est située dans une pièce ressemblant à une salle de classe. Les sièges sont alignés et fixés au sol et font face à l’énorme télé accrochée au mur. Le bateau est tellement imposant qu’on se rend à peine compte qu’on est parti. Je décide de passer une partie de la soirée dans la cafétéria à regarder des films sur mon ordinateur avant de filer dormir à ma place.

J’arrive à Palma à 6h00 du matin, il fait encore nuit noire. Pour rejoindre le centre ville, je partage mon taxi avec un couple de retraités espagnols. Arnaud n’arrivera que sur les coups de 10h00, j’ai donc quelques heures à tuer, que je décide de passer à prendre le petit déjeuner dans un café fraîchement ouvert, près de l’appartement que nous avons réservé. Le soleil se lève, les premiers rayons du soleil viennent caresser les vitres du bar. Je lis un peu, je grignote une salade de fruits et bois mon thé tranquillement.

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Arnaud arrive enfin, on décide donc de récupérer les clefs de l’appartement, de poser nos affaires et de profiter de la matinée pour marcher dans les rues de Palma : le week-end peut enfin commencer. Retour sur les moments forts et les visites clefs.

 

La Cathédrale de Palma

L’incontournable de Palma : c’est sa Cathédrale, appelée affectueusement La Seu par les locaux. On ne peut décemment pas la manquer : c’est le plus grand édifice religieux d’Espagne après la Cathédrale de Séville. On a pu l’observer depuis le port, de nuit habillée de ses éclairages, depuis le large ou encore depuis la plage, sublimée des incroyables couleurs du coucher du soleil pendant ces 3 jours. Depuis l’intérieur, la Cathédrale, de style gothique, n’en est pas moins impressionnante : 44m de hauteur sous voûte. Elle renferme certains trésors comme le Reliquaire de la Vraie Croix, serti de véritables pierres précieuses.

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Le Château de Bellver

Il est aussi possible de prendre un peu de hauteur pour admirer Palma depuis le Château de Bellver, à quelques kilomètres à pieds du centre ville. Le Château est un palais fortifié au sommet d’une colline couverte de pins. Les salles intérieures ont été amenagées pour raconter l’architecture et l’histoire du lieu, qui fît office de prison, et de l’île de Mayorque. Le toit aménagé, quant à lui, offre une vue imprenable sur la baie et le port.

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Les couchers de soleil depuis la plage

J’ai vécu aussi là-bas un de mes plus beaux couchers de soleil espagnols et pourtant Dieu sait qu’il y avait du niveau : entre le toit terrasse de l’appartement à Valence ou encore la vue imprenable sur la ville et les montagnes depuis les hauteurs d’Alicante, que j’ai hâte de vous conter. À Palma, les couleurs étaient tout bonnement incroyables : le ciel qui se teinte progressivement d’orange et de violet, les lumières de la ville qui se réveillent doucement tandis que celle du soleil décline derrière les montagnes. On s’est assis sur un rocher, on a posé nos pieds dans l’eau en attendant que le spectacle prenne fin et on a observé ces enfants jouer sur la plage, près des parasols. J’ai ressenti un vrai apaisement : ce week-end était tout ce dont j’avais besoin pour reprendre des forces. Restait plus qu’à aller boire un verre en terrasse et manger une bonne paella pour parfaire ce sentiment de complétude.

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Palma depuis le large

En confiance suite à l’expérience réussie du trajet en bateau, on décide pendant le week-end de prendre le large et de s’offrir une petite croisière d’une heure pour profiter du soleil déclinant et observer Palma depuis la mer. Encore une expérience palmesane que je vous recommande. De plus, début novembre, aux Iles Baléares et sur la côte Est de l’Espagne de manière générale, il fait encore des températures très agréables : t-shirts et shorts étaient donc de mise. Il y a plus désagréables comme vacances non ?

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La vue depuis le ponton du bateau

Le week-end s’achève déjà, après 3 jours complets, mais beaucoup trop rapides, sur l’île de Majorque. Il est déjà temps de prendre le bateau pour rentrer à Valence et reprendre le rythme des cours et des entraînements. Cette fois-ci, le trajet s’effectuera de jour, me permettant (entre deux siestes) d’admirer et prendre en photo les côtes d’Ibiza et le coucher de soleil depuis le ponton principal. Comme promis, je rentrerai à l’appartement en taxi afin d’éviter les routes peu éclairées du port et de ménager ma valise sur les quelques 5 km de trajet.

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