Il aura suffit que je mentionne la douceur de l’hiver valencien dans le dernier article du blog pour que les conditions météorologiques se dégradent, presque instantanément.

En fin de semaine dernière, on avait atteint des records. 21 degrés en plein mois de janvier, hallucinant ! Obligés de faire tomber la veste sur le chemin de l’Université et d’aller en cours en petit haut à manches courtes. J’étais toute ravie de faire rager quelques uns d’entre vous avec mes selfies au soleil et avec mes captures d’écran des prévisions météo. « Alors, il paraît qu’il neige en France ? »

Ah oui, mais ça c’était avant. Avant la neige. Avant l’orage. Avant la pluie et les inondations. Vous avez l’impression d’avoir raté un épisode ? Moi aussi rassurez-vous : il s’est passé exactement 5 jours entre le pic de températures exceptionnellement chaudes et l’épisode neigeux, puis orageux. Mais reprenons.

À mon retour à Valence, après les vacances de Noël, – quand il faisait encore beau et chaud (RIP le soleil) – j’ai redécouvert la terrasse, au onzième et dernier étage de notre immeuble, qui offre une vue superbe sur les toits de la ville. C’est vrai qu’on l’avait un peu oublié cet endroit avec Hugo, après en avoir bien profité au tout début de notre semestre : observation de la lune géante et des étoiles avec notre colocataire colombienne, bières et guacamole pour un apéritif improvisé entre amis et autres couchers de soleil. J’y avais même emmené mes parents quand ils étaient venus me rendre visite en novembre.

Me voilà donc à nouveau, en t-shirt en plein mois de janvier, en train de grimper à toute vitesse les escaliers qui me séparent de cet endroit privilégié pour admirer le coucher de soleil, dès que j’aperçois, par la fenêtre de ma chambre, le ciel se teinter de couleurs particulièrement folles.

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Il ne m’en fallait pas beaucoup plus pour rêver d’un anniversaire en petite robe d’été, à boire du champagne et croquer dans une part de gâteau en observant le soleil descendre sur l’horizon depuis la fameuse terrasse. Je file donc faire les courses la veille au soir, vide la carte SD, charge la batterie de l’appareil photo et invite les Erasmus et les colombiens le 17 janvier pour 17h00.

Hugo me tire de mes pensées en début d’après-midi le jour-même : « Pauline, viens voir… ». Je débarque dans sa chambre, et on observe ensemble, incrédules, la neige tomber et venir s’écraser contre les fenêtres de l’appartement. Je jette un rapide coup d’oeil à la météo : il fait 12 degrés. Il fait 12 degrés et il neige. À Valence. C’est une blague ? Où est la caméra cachée ? Allez, c’est hyper drôle, maintenant qu’on a bien rigolé, rendez-moi le soleil !

Bon, il faudra bien évidemment revoir les plans pour l’après-midi. Changement de programme, on se réunira pour souffler les bougies dans le salon, dans nos gros pulls, confortablement installés dans le canapé. Alors évidemment, l’épisode de neige n’a duré qu’une dizaine de minutes, et ça n’a pas tenu au sol. Mais la neige, c’était qu’un début.

Dans cet article, ce sont les photos des couchers de soleil observés depuis la terrasse que je vous partage ; déjà parce que j’ai envie de vous faire rêver et vous réchauffer avec un grand soleil, puis aussi parce qu’il me serait pas venue à l’idée de retourner faire des photographies sous la pluie, la neige ou l’orage, en pleine période de partiels, en prenant le risque de (par ordre croissant de gravité) : tomber malade, me faire frapper par la foudre ou… abîmer mon appareil photo !!

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Alors non, je vous ai pas menti. C’est vrai que de manière générale, Valence profite d’un climat très agréable avec des hivers vraiment modérés. Pour preuve, l’ensoleillement : 2700h par an quand Paris et Toulouse atteignent difficilement 1700h et 2000h respectivement.

Mais s’il pleut rarement à Valence, quand ils se produisent, les épisodes d’averses et d’orages sont en revanche très violents et très intenses : information confirmée à la fois par des Valenciens puis.. par notre propre expérience, avec Hugo.

En septembre, alors qu’on était en route pour aller voir un film à l’Université, le vent s’était levé et le ciel s’était couvert en quelques minutes. On avait juste eu le temps de se mettre à l’abris dans la maison des étudiants, avant que les premières gouttes de pluie s’écrasent sur le sol et que les éclairs transpercent le ciel, devenu bien noir. La tempête, soufflant les palmiers et renversant les poubelles, avait duré à peine 1h30 : le temps pour nous de regarder le film. C’est en sortant, et alors que le soleil était revenu, qu’on avait pu constater les dégats : les routes étaient devenues de véritables piscines. On a même du enlever nos chaussures pour traverser les rues et réussir à rentrer chez nous. Hugo, qui avait laissé la fenêtre de sa chambre ouverte, loin de s’imaginer que la météo pouvait changer à ce point en à peine deux heures, avait retrouvé sa mini-terrasse complètement noyée.

Et le scénario s’est produit de nouveau ces derniers jours, après la chute de neige. Sauf qu’à présent, Hugo, fort de son expérience, ne laisse plus la fenêtre ouverte lorsqu’il quitte l’appartement. Période d’examens oblige, on doit braver le froid, le vent et la pluie à coup de 2 allers-retours à l’Université par jour. Après une vingtaine de minutes de marche, on rentre complètement trempés, de la tête aux pieds, obligés de se déshabiller dans l’entrée de l’appartement. On se change 4 fois par jour et on porte 2 à 3 paires de chaussures différentes pour pouvoir ressortir.

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Bon, je vous raconte tout ça, mais je sens que le soleil va être de retour très prochainement. Suffisamment rapidement pour pouvoir profiter du soleil, de la terrasse et de Valence, pour mes derniers jours en Espagne et avant le retour en France, maintenant que les examens sont quasiment terminés.

Et j’ai follement hâte de remonter les observer, ces couchers de soleil magiques sur les toits ! ♡