Le temps file à une vitesse folle. C’est fou, on est déjà mi-décembre, et ça fait deux mois jour pour jour que je n’ai pas publié d’article. J’ai évidemment tout un tas de bonnes excuses pour expliquer cette absence : les voyages, les sorties, les cours, les projets, les examens… Mais aussi et surtout : la préparation sportive et les 42km du Marathon de Valencia. Parce que, ça y est, je suis marathonienne et pas peu fière de l’être !

Mais malgré ça, malgré mes projets – qu’ils soient professionnels, sportifs ou plus personnels – j’aime toujours autant ce blog. J’aime venir y poster mes photographies, mes vidéos et essayer de vous partager au maximum mes voyages par le biais de l’écriture, comme si vous y étiez. Alors j’y reviens toujours.

Aujourd’hui justement, j’ai envie de rattraper mon retard et je profite d’une journée un peu fraîche et pluvieuse – à Valencia en tout cas – pour vous emmener vous prélasser sous le soleil de Peñíscola. Vous me suivez ?

Remontons alors ensemble le temps (et les saisons) jusque début octobre, quand les températures avoisinaient encore les 30 degrés.

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Avec Hugo, on décide de profiter d’un lundi off pour partir à la rencontre d’un petit bijoux. Situé à 150 km au nord de Valencia sur une péninsule rocheuse, Peñíscola est l’un des plus beaux villages d’Espagne. Et parce qu’on a eu l’occasion de le confirmer de nos propres yeux, on ne pourra que vous recommander de l’ajouter à la liste d’endroits à visiter si vous prévoyez de séjourner quelques jours dans la communauté Valencienne.

On a évidemment commencé par profiter des joies de la plage : on s’est promené longuement sur le sable chaud avant d’aller tremper nos pieds dans l’eau tiède de la mer. On s’est ensuite posé sur les rochers, à grignoter un fruit et admirer la vue sur la ville, avant de prendre notre courage à deux mains pour grimper et explorer les ruelles colorées.

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L’incontournable de Peñíscola, c’est le Château du Pape Luna dont les remparts surplombent la ville et offrent une vue à couper le souffle sur la plage de sable fin, la Mer Méditerranée, les terrasses et toits oranges des habitations ainsi que sur le phare. Son histoire est passionnante par ses multiples rebondissements : le château est en effet construit sur les restes d’un alcazar par l’Ordre du Temple avant de devenir quelques dizaines d’années plus tard la résidence du Pape Luna, qui lui forgera sa réputation et le transformera en un des sièges pontificaux. S’en suivront des rénovations, la construction d’une bibliothèque et d’un palais résidentiel qui accueillera Benoit XIII puis Clément VIII. Le château est par la suite cédé à la couronne et réaménagé pour lui permettre de se défendre et de répliquer aux attaques barbares de l’époque. Guerre de Succession puis Guerre d’Indépendance de l’Espagne ; le château est finalement délaissé par l’armée espagnole en 1890.

La visite de ce lieu unique est donc particulièrement intéressante puisqu’elle permet de suivre et de vivre les aventures de ses occupants à des époques, et donc des enjeux et des aménagements, totalement différents. Le contraste est saisissant entre le cadre de vie agréable des vestiges de la suite papale à l’étage et les pièces du premier niveau qui ont servi, plus tard, de salles d’artillerie, de cellier, de cavalerie ou encore de prison.

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Une fois notre soif d’Histoire assouvie, on a traversé le village et trouvé un petit banc à l’ombre pour déjeuner et profiter de la vue imprenable. Une autre visite à ne manquer sous aucun prétexte si vous passez par Peñíscola : les jardins attelés au château où palmiers et petits chemins de pierre n’attendent que vous. Sans parler de la vue encore une fois très impressionnante. Ici, pas de panneaux relatant une quelconque anecdote historique, il suffit simplement de vous laisser guider par vos pieds, comme nous l’avons fait.

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J’ai presque l’impression de vendre cette destination comme une agence de voyage tant le coup de cœur était au rendez-vous. Il faut dire que les conditions météorologiques étaient parfaites et nous ont permis ensuite de nous adonner au sport national espagnol : la sieste de 16h00, sur la plage, en plein soleil (mes cuisses s’en souviennent encore ; même plus de deux mois après j’ai encore la trace du coup de soleil, devenu depuis bronzage, en lieu et place de mon short). On finira la journée à prendre un café et un thé dans les ruelles en contrebas, puis filer avant la nuit tombée pour attaquer la semaine du bon pied dès le lendemain, après une journée riche en visites et en émerveillement.

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